Traitement du syndrome du tunnel carpien à Lausanne
Dr Matthieu Jaën
Syndrome du tunnel carpien
Qu’est-ce que le syndrome du tunnel carpien ?
Chirurgie de la main à Lausanne
Le syndrome du tunnel carpien correspond à une compression du nerf médian au niveau du poignet.
Le nerf médian traverse un canal étroit, appelé tunnel carpien, formé par les os du carpe et un ligament épais.
Lorsque la pression augmente dans ce tunnel, le nerf est comprimé, ce qui provoque des douleurs, des fourmillements et une perte de force dans la main.
Il s’agit de la neuropathie compressive la plus fréquente du membre supérieur.
Quels sont les symptômes ?
Dr Jaën, spécialiste de la main
Les symptômes apparaissent généralement de manière progressive.
Les signes les plus fréquents sont :
- Fourmillements ou engourdissements des doigts (pouce, index, majeur, parfois annulaire)
- Sensation de décharges électriques dans la main
- Douleurs nocturnes réveillant le patient
- Besoin de « secouer la main » pour soulager les symptômes
- Perte de force ou maladresse (objets qui tombent)
- À un stade avancé : fonte musculaire à la base du pouce
Les symptômes sont souvent plus marqués :
- la nuit
- au réveil
- lors d’activités répétitives ou prolongées du poignet
Traitement du syndrome du tunnel carpien à Lausanne
Chirurgie de la main
En quoi consiste l’opération ?
La chirurgie consiste à libérer le nerf médian en ouvrant le ligament qui forme le toit du tunnel carpien afin de diminuer la pression.
Elle est réalisée :
- en ambulatoire
- sous anesthésie locale ou loco-régionale
- par une petite incision au niveau de la paume
- parfois par technique mini-invasive
L’intervention dure environ 15 à 30 minutes.
Suites opératoires
Les suites sont généralement simples :
- Mobilisation immédiate des doigts
- Pansement léger pendant quelques jours
- Reprise rapide des activités quotidiennes
- Travail léger : 1 à 2 semaines
- Activités manuelles lourdes : 4 à 6 semaines
Les fourmillements nocturnes disparaissent souvent rapidement.
La récupération complète de la sensibilité ou de la force peut prendre plusieurs semaines à quelques mois selon l’ancienneté de la compression.
Risques et complications
Les complications sont rares, mais peuvent inclure :
- Douleur cicatricielle transitoire
- Raideur
- Hématome ou infection (exceptionnel)
- Persistance partielle des symptômes si la compression était ancienne
Un traitement précoce permet généralement d’obtenir d’excellents résultats.
En résumé
Le syndrome du tunnel carpien est une compression fréquente du nerf médian au poignet, responsable de douleurs et de fourmillements dans la main.
Lorsque le traitement conservateur ne suffit pas, la chirurgie permet une libération efficace du nerf avec un taux élevé de succès et une récupération rapide.
FAQ
FAQ sur le syndrome du tunnel carpien
Dr Matthieu Jaën spécialiste de la main à Lausanne
Quelles sont les causes ?
Plusieurs facteurs peuvent favoriser l’augmentation de pression dans le tunnel carpien :
- Gestes répétitifs ou travail manuel prolongé
- Mouvements de flexion-extension fréquents du poignet
- Grossesse
- Diabète
- Hypothyroïdie
- Surpoids
- Maladies inflammatoires (polyarthrite rhumatoïde)
- Prédisposition anatomique
Dans de nombreux cas, aucune cause unique n’est retrouvée.
Comment pose-t-on le diagnostic ?
Le diagnostic repose sur :
Examen clinique
- Tests de provocation (Tinel, Phalen)
- Évaluation de la sensibilité et de la force musculaire
Examens complémentaires
Un électroneuromyogramme (ENMG) est souvent réalisé pour :
- confirmer la compression du nerf médian
- évaluer sa sévérité
- guider l’indication thérapeutique
Une échographie peut parfois compléter le bilan.
Quels sont les traitements non chirurgicaux ?
Dans les formes débutantes ou modérées, un traitement conservateur peut être proposé :
- Attelle nocturne de repos du poignet
- Adaptation des activités
- Physiothérapie
- Anti-inflammatoires si nécessaire
- Infiltration locale de corticoïdes
Ces mesures permettent parfois une amélioration temporaire ou durable des symptômes.
Quand envisager la chirurgie ?
Une intervention chirurgicale est indiquée lorsque :
- les symptômes persistent malgré le traitement conservateur
- les douleurs nocturnes sont importantes
- une perte de sensibilité apparaît
- une faiblesse musculaire est présente
- l’ENMG montre une compression significative
L’objectif est d’éviter des lésions nerveuses irréversibles.